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Relief, Sol, Climat

1.1.Relief

 

La commune de Fara présente un relief assez monotone. Cependant cette monotonie est interrompue par des affleurements de grès parfois fortement escarpés s’étalant du Sud au Nord (Est du village de Nabou). C’est dans cette zone escarpée que se situe le point culminant de la commune à 400 m d’altitude. Les altitudes s’estompent progressivement au fur et à mesure que l’on descend vers le Sud. Ce relief a donné lieu à de petits cours d’eau qui rendent les pistes inter-villageoises impraticables en hivernage. Cette situation a un impact sur la fréquentation des populations au niveau des centres de santé, l’accès des écoles aux élèves/ enseignants en début d’année scolaire et l’écoulement des produits agricoles.

 

1.2.Géologie et géomorphologie

Le Burkina Faso s’étend sur trois (3) grands ensembles géologiques de l’Ouest africain (Monographies Nationales sur la Diversité biologique du Burkina Faso). Il s’agit du socle précambrien métamorphique et éruptif qui occupe environ les trois quarts du pays ; les couvertures sédimentaires des bordures orientales et nord orientales du bassin de Taoudenni, et celles situées à l’extrémité nord-est des formations de l’Oti. La commune de Fara fait partie du premier ensemble, d’un milliard d’années d’âge moyen. Les roches granitiques qui composent le socle sont donc très anciennes, consolidées et arasées ce qui explique la platitude du relief.

 

1.3.Climat et changements climatiques

1.3.1.      Climat

Le climat, de type soudano sahélienne est marqué par le contraste entre une saison sèche de sept mois (octobre à avril) et une saison pluvieuse qui s’étend sur cinq mois (mai à septembre).La saison sèche est marquée par le souffle de l’harmattan, vent sec et frais jusqu’en fin janvier avec des températures basses autour de 18°C, chaud et sec de février à avril avec des températures fortes dépassant 42°C.La saison pluvieuse de mai à septembre, annoncée par la mousson, se caractérise par des températures variant de 25 à 32°C. La pluviométrie est mal répartie dans le temps et dans l’espace. Pour les dix dernières années, la pluviométrie annuelle est présentée dans le tableau ci-dessous :

 

  • Relevés pluviométriques des 10 dernières années dans la commune de Fara

Source : ZAT/Fara

La hauteur d’eau moyenne relevée au cours de ces dix dernières années est de 961,78 mm en 60,30 jours. Cette pluviométrie a varié entre 765,24 mm en 55 jours de pluie et 1137,8 mm en 66 jours de pluie soit une amplitude de 372,56 mm. Cette bonne pluviométrie constitue un facteur favorable pour les activités agro-sylvo-pastorale, véritable atout pour la promotion de l’économie locale de la commune.

 

1.3.2.      Changements climatiques

À l’instar des autres communes du Burkina, la commune de Fara subit les aléas des changements climatiques. En effet, on assiste à une pluviométrie certes au-dessus de la moyenne régionale (600 à 800 mm/ an), mais irrégulière dans l’espace et dans le temps occasionnant parfois des poches de sécheresse. En même temps, les pluies sont devenues de plus en plus violentes causant parfois des inondations.

 

De même, il ressort des concertations que les températures enregistrées dans la commune connaissent une tendance haussière dont les causes sont :  la coupe du bois vert, les feux de brousse, l’agriculture extensive, les mauvaises pratiques de cueillette des PFNL, la surexploitation des terres, l’orpaillage avec l’usage incontrôlé des produits chimiques toxiques (mercure, cyanure, etc.). Ces pratiques ont des impacts négatifs sur les ressources naturelles.

 

En effet, la dégradation du couvert végétal entraîne une accélération de la dynamique érosive. Les sols étant moins bien protégés par le couvert végétal, les formes d’érosion éolienne et hydrique deviennent de plus en plus actives. La conséquence directe est la diminution de la fertilité des sols, la perte rapide et totale des surfaces cultivables, l’accroissement du ruissellement, l’ensablement des cours d’eau, l’aridification et enfin une baisse du niveau des nappes phréatiques. Au niveau de la faune, on assiste à la raréfaction, à l’extinction et à la disparition des espèces sauvages, la migration de certains animaux vers les pays voisins plus giboyeux. Tous ces impacts entrainent une baisse de la productivité et de la production agro-sylvo-pastorale.

 

Les causes de ces difficultés sont :

  • l’absence de stratégie locale d’adaptation aux changements climatiques,
  • l’absence de localisation des cibles de l’ODD 13 qui consiste à « Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions ».

1.4.Hydrographie

Le réseau hydrographique communal est constitué exclusivement par le fleuve Mouhoun et ses affluents. Le Mouhoun coule du Nord au Sud et constitue la frontière occidentale entre la commune de Fara et les provinces du Tuy et du Ioba. La partie Nord de la commune est drainée d’Est en Ouest par le ‘‘Sambayourou’’, un affluent pérenne du Mouhoun. Les nombreux cours d’eau qu’il draine sur sa rive gauche surtout sont temporaires. Ils s’assèchent en octobre novembre dès que les pluies cessent.

Dans la partie sud de la commune coule le ‘‘Kabouti’’, un autre affluent du Mouhoun. Il draine sur sa rive droite de nombreux cours d’eau temporaires. Les mares, très nombreuses en hivernage, s’assèchent dès que la saison sèche s’installe. La surface en eau occupe 88,4756 ha de la superficie du territoire communal.

L’existence du fleuve Mouhoun et de ces nombreux affluents a permis le développement de la production de la banane. Aussi, les aménagements agricoles réalisés dans les nombreux bas-fonds ont impacté positivement la production rizicole et maraîchère. Cette importante ressource en eau surtout en hivernage permet d’abreuver les animaux. Le réseau hydrographique constitue un atout au développement des activités agro-sylvo-pastorales, ce qui est favorable à la promotion de l’économie locale de la commune. Cependant, cette ressource en eau est soumise à une contamination due aux activités d’orpaillage qui rejettent des produits chimiques toxiques dans les eaux ainsi que l’agriculture qui utilise des pesticides et des herbicides polluant ainsi les eaux. Cela a engendré un ensablement du réseau hydrographique et une diminution des espèces aquatiques.

1.5.Sols

La commune de Fara se situe sur le plateau granitique. Elle est en grande partie couverte de sols peu évolués d’érosion hydrique. Il s’agit essentiellement de sols d’apport alluvial, sablo-argileux à argilo-sableux, et des sols gravillonnaires. On distingue quatre (4) types de sols dans la commune :

  • Dans la partie Est de la commune, le long de la vallée du Mouhoun, s’étalent des sols sablo-argileux. De profondeur variable, leur valeur agronomique est moyenne.
  • Au centre de la commune par contre, on a les sols gravillonnaires peu profonds. Souvent associé aux sols argileux dans les dépressions, leur valeur agronomique est assez variable.
  • Dans la partie Est de la commune, dominent les sols gravillonnaires sur cuirasse. Leur profondeur aussi bien que leur valeur agronomique sont variables.
  • À l’extrême Sud, les sols hydromorphes s’étalent sur de faibles étendues. Ils sont assez profonds et leur valeur agronomique est de moyenne élevée.

Au regard de la valeur agronomique des sols, la commune dispose d’un potentiel en terres agricoles. Cela constitue un facteur favorable à la pratique agricole qui demeure la principale activité économique de la commune. Selon la texture du sous-sol de la commune, depuis l’époque coloniale, il est établi qu’il renferme de l’or. En effet, la structure géomorphologique de la région est composée de roches cristallines (granites, schistes, gneiss, migmatites et roches volcano-sédimentaires).

1.6.Ressources forestières et pâturages

Outre le soutien à l’agriculture et à l’élevage, les ressources forestières assurent des fonctions de production et sont au cœur de la vie des populations. Elles contribuent à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la malnutrition grâce aux multiples apports en protéines végétales. En plus, les formations forestières font partie des éléments constitutifs des écosystèmes et à ce titre, elles jouent un rôle important dans le maintien des grands équilibres socio-écologiques et des fonctions socio culturelles. Enfin, les ressources forestières participent à la lutte contre le réchauffement climatique à travers la séquestration du carbone.

La végétation de la commune de Fara est composée de savane arbustive à arborée et de savane arborée à boisée avec une forêt-galerie le long des cours d’eau. Les espèces couramment rencontrées sont très variées.

Dans la strate arborée du territoire communal, l’on rencontre Butyrospernumparkii, Parkiabiglobosa, Lanneamicrocarpa, Terminaliamacroptera, Annogeissusleocarpus, Sterculiaseticeta, Sclerocaryabirrea, Tamarindusindica, Burkiaafricana, Khaya senegalensis, Faidherbia albida, etc. Les principales espèces de bas-fonds sont : Ficus gnafalocarpa, Ficus plathyphyla et Mitragynainermis.

 La strate arbustive du territoire communal, les espèces rencontrées sont : Combretummicranthum, Combretum glutinosum, Combretumnigricans, Acacia macrostachya, Terminaliaavicennioïdes, Butyrospermumparkii, Guiera senegalensis, Anona senegalensis, Maytenus senegalensis, Balanites aegyptiaca, Ximenia americana, Lanneaacida, Acacia sieberina, Acacia nilotica.

 Au niveau de la strate herbacée, on retrouve : Andropogon gayanus, Loudetiasuperba, etc.

La commune présente donc un potentiel ligneux et non ligneux appréciables. Ces ressources sont exploitées pour les besoins de la pharmacopée, de bois de chauffe et d’œuvre ainsi que la transformation des PFNL. Cependant, certaines espèces végétales sont menacées de disparition. Il s’agit de Vitex doniania, Bombax costatum, Pterocarpus erinaceus, Khayasenegalensis, Accaciaalbida et Afzeliaafricana à cause de certaines pratiques négatives.

Pour freiner la dégradation des ressources forestières, les services techniques proposent les actions suivantes : la création de forêts communales, villageoises, inter villageoises et de bosquets, la sensibilisation des populations sur les effets néfastes sur l’environnement et l’importance de l’environnement, la mécanisation de l’agriculture pour réduire les défriches anarchiques, une forte subvention du prix du gaz afin de le rendre accessible au  plus grand nombre et une forte Implication des autorités communales sur les questions environnementales.

 

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