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Eau – Assainissement

1. Eau potable

L’offre en eau potable de la commune de Fara est constituée de six (06) châteaux d’eau reliés à 19 bornes fontaines qui desservent le chef-lieu de la commune plus quelques villages, des forages et des puits busés. Concernant l’eau courante servie par l’ONEA, la population note les coupures intempestives d’eau et sa mauvaise qualité. En effet, il est reproché aux orpailleurs la pollution de l’eau du fleuve d’où l’ONEA prélève l’eau avec l’utilisation des produits chimiques toxiques entrant dans l’extraction de l’or. De ce fait, la population s’inquiète pour sa santé même si les services de l’ONEA tentent de les rassurer sur la qualité de l’eau servie. Car fréquemment, des animaux meurent (environ 120 têtes/an) après avoir bu l’eau du fleuve.

  • Situation de la couverture en eau potable
Normes et critères Un forage équipé d’une pompe pour 300 habitants Un puits moderne pour 300 habitants Un poste d’eau autonome pour 500 habitants Une borne fontaine pour 500 habitants
Nombre d’ouvrages  

164

41 19
Populations desservies estimées 49 200 12 300 9 500
Total population estimée desservie en eau  

71 000

Total population rurale estimée en 2020  

55 622

Source : Enquête EAC, février 2020

 

Selon les estimations faites dans le tableau ci-dessus, l’offre en eau potable da la commune est théoriquement réalisée. Les besoins en eau potable de la population sont couverts. Cependant, une inégale répartition des points d’eau a été soulignée. En effet, certains quartiers excentrés dans de nombreux villages sont privés de points d’eau. De même, les hameaux de culture et les zones non loties rattachées à Fara centre sont insuffisamment pourvus en point d’eau. Cette inégale répartition des points d’eau se rencontre dans les villages de Warsana et SOCAF qui ne disposent pas de forage. De ce fait, la population de certains villages (Nasséné, Pia) parcourt plus de 03 km à la recherche de l’eau.

Les forages alimentent à la fois les hommes et les animaux en eau surtout en saison sèche. Cette situation entraine une surexploitation des ouvrages hydrauliques causant ainsi des pannes récurrentes.

 

Une analyse au cas par cas pour l’implantation de nouveaux points d’eau pour la population est à entreprendre.

 

 

L’accès en eau potable reste peu satisfaisant. Les principales difficultés de l’offre en eau potable se présentent comme suit :

  • le vieillissement de certains forages ;
  • l’insuffisance de forages (03 -04 km pour accéder à un forage) ;
  • l’utilisation mixte des forages (hommes-animaux) ;
  • les coupures d’eau intempestives par l’ONEA ;
  • la pollution de l’eau par les produits miniers.

 

Les causes de ces difficultés sont :

  • l’absence de stratégie locale de gestion des infrastructures d’eau potable,
  • l’absence de dynamisme des AUE,
  • l’insuffisance et/ou de points d’eau pastoraux,
  • l’absence du service des matières transférées, et du service technique municipal à la mairie,
  • l’absence de localisation des cibles de l’ODD 6 qui sont de  « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».

 

2.    Assainissement

L’assainissement dans la commune de Fara est caractérisé d’une part par l’absence de voirie ; et d’autre part par l’absence de système de collecte et d’évacuation d’ordures. En effet, la gestion des ordures ménagères se fait de façon traditionnelle en ce sens que les femmes jettent les ordures dans la nature. Aucun dispositif de collecte ni de traitement n’est encore mis en place au niveau de l’espace communal. Les handicaps majeurs à ce niveau sont le manque de savoir-faire et d’équipements adaptés pour la mise en place d’un dispositif institutionnel de gestion des ordures ménagères. Une décharge a été délimitée, mais sous prétexte qu’elle est trop distante de la ville, une autre a été anarchiquement crée à proximité du CSPS et qui reçoit en ce moment presque tous types de déchets. Il n’y a cependant pas d’incinérateur au centre de santé ni nulle part dans la commune.

 

Toutefois la Mairie a acquis des bacs à ordures pour les implanter dans la ville, et deux taxis-motos pour la collecte et l’acheminement de ces déchets dans la décharge aménagée à cet effet. On note également le manque de caniveaux pour la canalisation des eaux usées et de pluie exposant ainsi la population à des dangers collatéraux (inondations, maladies, etc.).

 

Concernant la gestion des excrétas, une dynamique de construction de latrines a été entreprise à partir d’initiatives propres ou avec l’appui de partenaires, mais le taux de couverture des ménages en latrines reste toujours très faible. En effet, selon les données du point focal, 1490 latrines familiales sont en cours ou déjà construites dans la commune. Mais, le constat qui se dégage des enquêtes terrain en février, montre que dans les villages par exemple, les latrines familiales sont très faiblement utilisées.La défécation à l’air libre est plus fréquente, car, le taux régional donnait en 2014, 51,8% et en 2015, 39,9% de défécation à l’air libre. Il y’a certes une amélioration, mais l’utilisation des latrines comme lieux d’aisance reste toujours insuffisante.

 

On retrouve des latrines publiques au niveau des différents services déconcentrés de l’État, des écoles et des CSPS. Au niveau des marchés, les hangars côtoient les dépotoirs sauvages. Il n’est pas institué un système d’entretien de ces lieux où se vendent les aliments cuits et directement consommables. Par ailleurs, les dépotoirs construits existants ne sont pas régulièrement vidés, devenant ainsi de véritables nids de parasites.

La mauvaise gestion des déchets domestiques constitue l’une des conséquences de la persistance du péril fécal.

Les causes de ces différents problèmes sont entre autres :

  • l’absence de stratégies de gestion des infrastructures d’assainissement,
  • l’insuffisance des moyens pour le fonctionnement du service communal d’assainissement,
  • l’absence du service des matières transférées, et du service technique municipal à la mairie,
  • l’absence de localisation de la deuxième cible de l’ODD 6 qui est de « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable».

 

Dans l’optique de l’atteinte de l’ODD 6 et de l’Axe 2, OS 2.5 du PNDES, il serait important d’inscrire des actions en appui aux familles pour la construction et l’usage des latrines, car certaines actions se sont pour l’instant limitées à la sensibilisation sur le bien-fondé d’utiliser des latrines (que ces mêmes familles n’ont pas quand bien même certains ont compris et s’approprient le message).

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